Education

Education

Education

« L’éducation est l’un des instruments les plus puissants qui existent pour réduire la pauvreté et les inégalités et elle pose les bases d’une croissance économique soutenue. »

Et Un Village, Une école par Lyli Association est tout à fait d’accord avec cette pertinente affirmation de La banque mondiale. Sorte de coopérative avec 188 États membres, elle est une source d’information importante concernant les données mondiales.

En terme d’éducation, l’Asie du Sud-Est affiche de très beaux scores surtout voir exclusivement pour ce qui est de l’école primaire. Les taux d’analphabètes sont faibles et les écoles existent en grand nombre dans ces régions. Mais il y a une différence entre un enfant inscrit à l’école et un enfant qui se rend tous les jours à l’école. Dans chaque pays de l’Asie du Sud-Est et d’autant plus pour les 10 pays membres de l’ASEAN, d’importantes mesures ont été prises pour la scolarisation ces 10 dernières années.

Cependant les inégalités persistent et le fossé se creuse entre riches et pauvres. Chaque État a ses particularités et nous ne prétendons pas les connaître tous. En revanche, au regard de ce que nous avons pu observer ou vivre sur place nous avons quelques exemples bien concrets. Si la Thaïlande a mis en place depuis longtemps un système éducatif solide pour les primaires et disons ce qui est équivalent au collège il reste des exclus. Le travail accompli est conséquent mais dans certaines régions isolées, surtout dans le Nord, des ethnies entières sont exclues de ce système pour la simple raison qu’elles ne sont pas reconnues comme Thaï. Réfugiés Birmans, Laotiens ou encore de nombreux autres, ils vivent dans le pays depuis des décennies mais n’y sont pas intégrés. Les enfants ne peuvent bénéficier des aides de l’État et de nombreuses ONG agissent pour eux, dans tous le pays.

Ban Huey Hang, école des montagnes du Nord de la Thaïlande. Tous les vendredis les élèves viennent revêtus de leurs costumes traditionnels.

Le Cambodge aussi a ses contradictions, les chiffres sont peu fiables et la réalité plus compliquée. Si des structures existent, les familles sont trop pauvres pour se permettre d’y envoyer les enfants. Ils gardent ces derniers avec eux pour qu’ils travaillent dans les champs, fassent la manche ou aide à la maison. En ville par exemple, il est courant qu’un enfant fasse la manche à l’heure du repas et reprenne la route de l’école  uniquement s’il a pu récolter quelques dollars. Autre « coutume locale » qui laisse à désirer : les salaires des professeurs sont très faibles et il est toléré dans tout le pays que les enfants paient une taxe quotidienne à leur professeur. Ces derniers font passer une cagnotte dans la classe tous les jours. Nous ne cherchons pas ici à porter de jugement ni blâmer les professeurs mais simplement d’expliquer que les chiffres ne reflètent pas la réalité.

Distribution de fruits dans cette école gérée par une ONG Cambobabs. Certains de ces enfants mangeront des bananes pour la première fois. Cela donne une odée de l'extrême pauvreté qui règne dans ce pays.

Il n’y à qu’à voir le nombre croissant d’ONG en Asie du Sud-Est pour comprendre que la situation d’une famille, le quotidien des enfants et le combat contre la pauvreté sont des sujets d’actualités qui méritent tout notre intérêt.

La Thaïlande et le Cambodge ne sont que des exemples pour vous montrer que s’il y a progrès cela ne veut pas dire que les résultats sont suffisamment satisfaisants. Il est difficile d’aider un pays entier et à notre échelle nous privilégions de petites actions, de changer le quotidien de quelques enfants pour que demain ce soit leurs familles et les générations à venir qui profitent du changement. En accord donc  avec la citation en début d’article, Un village, Une école par Lyli Association souhaite simplement mettre cet instrument à la portée des habitants de régions isolées de l’Asie du Sud-Est pour qu’ils puissent prendre les choses en main et fonder les bases d’un nouveau système dans leur pays.